Ordre religieux
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Caramuel Lobkowitz, Juan

Ordre religieux : O.Cist.

Lieux d'activité : Louvain, Prague, Naples, Vigevano


Notice biographique
: (Madrid 1606 - Vigevano 1682). Né à Madrid d'un père ingénieur luxembourgeois et d'une mère originaire de Bohème, de la grande famille des Lobkowitz. Il commença à étudier les arts et la philosophie à l'université d'Alcalá, en compagnie de son ami Juan Eusebio Nieremberg, notamment sous Benito Sánchez et sous les grands thomistes Jean de Saint-Thomas (João Poinsot) qu'il affirme avoir vénéré ("cujus, adhuc puer, Compluti, pietatem sum et eruditionem veneratus" cf. Leptotatos, 1681, p. 20a, p. 145b; Moralis seu politica logica, t. I, p. 46) et Juan Martínez de Prado ("in Philosophicis magistro meo, qui tandem Compluti ad primariam scholasticae theologicae cathedram fuit promotus", Leptotatos, f. 108a), ainsi que sous le professeur cistercien Pedro de Lorca, qui comptait à l'époque comme le théologien officiel de l'ordre. De son séjour à Alcalá semble également dater sa grande familiarité avec le cours de philosophie des carmes, les Complutenses et Philippe de la Sainte-Trinité. En 1625 il entre au monastère royal de La Espina (près de Medina de Rioseco) et prend l'habit cistercien. Il y étudia sous l'autorité de Pedro de Ureña, un moine aveugle et réformateur de la musique, et puis poursuivit ses études de théologie à Salamanque, à nouveau sous l'autorité d'un grand thomiste, le dominicain Francisco de Araújo, ainsi que chez le cistercien Ángel Manrique, futur évêque et célèbre historien de l'ordre de Cîteaux. Il commença ensuite à enseigner lui-même la théologie dans des monastères de son ordre à Alcalá, Palazuelos et Salamanque, et semble avoir voyagé au Portugal, alors à la pointe des innovations scientifiques en matière d'instrument de mesure. A partir de 1632, Caramuel se trouve dans les Pays Bas espagnols, à l'université de Louvain, où il déploie une intense activité scientifique (avec le médecin bruxellois Jean-Baptiste Van Helmont) et politique, en tant que défenseur des intérêtes de la Couronne espagnole. En 1635, il dirigea les travaux de fortification de la ville de Louvain contre les Français et les Hollandais. Il s'y mêla aussi rapidement aux grandes querelles sur la grâce et la justification qui étaient alors nées autour des écrits de Baius (Michel de Bay) puis autour de l'Augustinus de Jansénius. Cela marqua le début de sa carrière comme théologien moral, et il s'imposa rapidement comme l'un des défenseurs les plus célèbres du probabilisme, ce qui lui valut de se voir décerner le titre de "princeps laxistarum" par Alfonso de Liguori et a été à ce titre fortement critiqué par Pascal. Après avoir défendu la thèse controversée de son maître Pedro de Lorca sur la simultanéité réelle du péché et de la grâce dans le décret divin et avoir fait une rétractation, il obtint finalement en 1638 le titre de docteur et fut nommé abbé de Melrose, mais il ne voyagea jamais en Ecosse. C'est à Louvain qu'il rédigea également sa première oeuvre de métaphysique ('Realis et rationalis philosophia'), dans laquelle il révèle une grande liberté d'esprit à l'égard des traditions scolaires de l'époque (thomisme, scotisme et nominalisme). Il développe une logique sous forme d'une 'Metalogica', dans laquelle des analyses linguistiques dominent l'ontologie (sous forme des dix modes de l'est). Sa métaphysique se caractérise surtout par son rejet des 'entia rationis' comme 'entia linguae', qu'il tient pour des formations linguistiques sans signification réelle. 'Ens' devient ainsi l'objet des puissance et des actions humaines, et donc un concept métaphysique fondamentalement redondant. En conséquence des querelles sur la grâce entre jansénistes et jésuites, Caramuel n'obtint jamais de chaire à Louvain. Philippe IV le nomma en 1644 abbé de Disibodenberg (diocèse de Mayence). Il y mena une politique de médiation en faveur des intérêts catholiques envers les protestants. A partir de 1647, Caramuel se trouve à Prague, et un an plus tard, il doit à nouveau y prendre les armes pour défendre la ville contre les protestants. Il séjourna ensuite dans l'abbaye des bénédictins de Montserrat fondée dans cette ville. Il continua à y rédiger son oeuvre théologique et philosophique: il travailla surtout à compléter et à améliorer sa 'Theologia fundamentalis', destinée à résoudre tant les problèmes juridiques que moraux. Du point de vue du droit naturel, il défendait la position scotiste selon laquelle les lois de la deuxième table ne valaient que positivement. Toujours à Prague, il approfondit sa connaissance des langues classiques (hébreu, arabe) et s'intéressa à la Cabbale, et se mêla à l'intense vie philosophique qui y était née depuis la restauration catholique : il devait rester toute sa vie un lecteur assidu des oeuvres du jésuite Rodrigo de Arriaga ("quem recognovi, cum scribebam Metalogicam, jam post annos triginta"; Leptotatos, f. 89b), du minime Jean Lalemendet ou encore du capucin pragois Valerian Magni. Lorsqu'en 1654, son vieil ami Fabio Chigi fut nommé pape sous le nom d'Alexandre VII, Caramuel partit pour l'Italie, avec sans doute l'espoir d'être nommé cardinal, mais il dut se contenter d'une position de deux ans à la Congrégation des Rites. Considéré par le pape comme 'uomo d'ingegno, ma poco prudente', il fut finalement éloigné de Rome et du se contenter de deux évêchés plutôt reculés, d'abord celui de Campagna près de Naples en 1656 et finalement à partir de 1673 celui de Vigevano en Lombardie. Durant ses années italiennes, Caramuel continua à participer aux débats de théologie morale, notamment en contact avec le célèbre théatin sicilien ("toto mundo celeber") Antonino Diana (cf. échange de lettres 1642 dans la Theologia regularis, éd. 1646, in fine, ainsi que la correspondance éditée par S. Burgio), il tenta de fonder épistémologiquement le probabilisme dans sa 'Dialexis de non-certitudine' (1675), et espérait ainsi arriver à établir une "science morale" bien séparée de la "science naturelle" et dotée d'une logique propre (la 'logica moralis' ou même 'logica caramuela' : la vérité par exemple n'est pas index suimais susceptible de plus ou de moins). Du point de vue scientifique, il travaillait au projet d'une science universelle, qu'il voulait construire à partir de la mathématique, de la grammaire comparative des langues et de la combinatoire de Lulle. Par ailleurs, sa 'Mathesis biceps et nova' (1670) compte comme la plus grande encyclopédie mathématique de son temps. Dans l'histoire des mathématiques, Caramuel est compté comme le fondateur de la mathématique binaire, et dans celle de l'architecture, comme l'inventeur d'une nouvelle méthode mathématique ('Architectura obliqua'). A Naples, il s'était également mêlé de près aux activités de la célèbre 'Accademia degli Investiganti' (son intérêt se portait surtout sur le magnétisme). Caramuel maîtrisait également de très nombreuses langues, parmi lesquelles l'hébreu et l'arabe (il écrivit une réfutation du Coran) et il composa même une grammaire du chinois. Son amour pour la littérature lui inspirèrent des études linguistiques sur la métrique linguistique, et des citations des grands auteurs littéraires espagnols comme Francisco de Quevedo ou Tirso de Molina sont souvent pris comme illustrations de problèmes théologiques ou métaphysiques. Dans son dernier ouvrage, le Leptotatos, Caramuel espérait pouvoir résoudre les problèmes classiques de la théologie et de la métaphysique par une nouvelle langue formalisée dans laquelle le verbe 'être' serait remplacé par une série d'autres formes (sare, sere, syre, sore, sure). L'oeuvre de Caramuel est à elle seule un véritable résumé des controverses scolastiques du XVIIe : sa culture est immense, il connaissait quasiment tous les grands cours de philosophie produits durant le siècle, comme ceux des jésuites Richard Lynch (Lince), Thomas Compton Carleton, Antonio Bernaldo de Quirós, Georges de Rhodes ou Sebastián Izquierdo, mais aussi ceux des scotistes et minimes ou des thomistes comme Augustinus Reding ou les fameux carmes Complutenses qu'il tenait en très haute estime.


Autres sources

  • Anonyme [Jacques-Hyacinthe Serry], Les véritables sentimens des Jésuites touchant le peché philosophique, à Louvain, 1690, p. 20 : «Vous ne trouverez pas mauvais si je joins à l’autorité de ces Jésuites celle de Caramüel leur bon amy. L’alliance inviolable qu’il a contractée avec eux pour les matières de morale, le soin qu’il a pris de ne rien avancer qui ne soit puisé dans les principes de la Société, & sur tout l’usage commun de leurs opinions fondées sur le Droit naturel de la probabilité, peut bien me permettre de luy donner rang dans ce Recueil : il servira pour le moins de semi-preuve. Il est bien éloigné des idées purement métaphysiques au sujet de l’ignorance invincible d’un Dieu. Il la croit non seulement possible dans la pratique, mais il asseure même dans le livre IV de sa Théologie morale, n. 1559 que l’on peut soutenir & défendre la pluralité des Dieux par les seuls principes naturels, etc.»

Bibliographie
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  • Golub, Ivan, «Juan Caramuel nelle pagine del diario di Alessandro VII», dans: Le meraviglie del probabile. Juan Caramuel (1606-1682). Atti del convegno internazionale di studi, Vigevano 29-31 ottobre 1982, Pissavino, Paolo (éd.), Vigevano : Comune di Vigevano, 1990, 59-60
  • Batllori, Miquel, «Caramuel e la tradizione del Lullismo», dans: Le meraviglie del probabile. Juan Caramuel (1606-1682). Atti del convegno internazionale di studi, Vigevano 29-31 ottobre 1982, Pissavino, Paolo (éd.), Vigevano : Comune di Vigevano, 1990, 63-65
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  • Golub, Ivan, «Juraj Krizianic e Juan Caramuel», dans: Le meraviglie del probabile. Juan Caramuel (1606-1682). Atti del convegno internazionale di studi, Vigevano 29-31 ottobre 1982, Pissavino, Paolo (éd.), Vigevano : Comune di Vigevano, 1990, 117-118
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Oeuvres imprimées
  • Caramuel Lobkowitz, Juan, Perpendiculorum inconstantia ab A. Calignono excogitata, a P. Gassendi bona fide tradita, et pulchro commentario exornata, examinata et falsa reperta, Lovanii, Typis Andreae Bouvetii, 1643
  • Caramuel Lobkowitz, Juan, Apparatus philosophicus, Coloniae, 1665 [Madrid BUC, googlebooks]
  • Caramuel Lobkowitz, Juan, Conceptus evangelici, Sant'Angelo le Fratte, 1665
  • Caramuel Lobkowitz, Juan, Trismegistus theologicus, 3 tomes en 2 vols, Vigevano, 1679
  • Caramuel Lobkowitz, Juan, Metalogica, disputationes de logicae essentia, proprietatibus et operationibus continens, Francofurti, Joannes Godofridus Schoenwetter, 1654 [Madrid BUC, googlebooks]
  • Caramuel Lobkowitz, Juan, Apologema pro antiquissima doctrina de probabilitate, contra novam, singularem, improbabilemque D. Prosperi Fagnani opinationem, Lyon, Laurent Anisson, 1663 [Madrid BUC, googlebooks]
  • Caramuel Lobkowitz, Juan, Respuesta al Manifiesto del Rey de Portugal, en Anberes, en la officina Plantiniana de Balthasar Moreto, 1642 [Gent UB, googlebooks]
  • Caramuel Lobkowitz, Juan, Theologia moralis ad prima eaque clarissima principia reducta, Lovanii, Typis ac sumptibus Petri Zangerii, 1645 [Madrid BUC, googlebooks]
  • Caramuel Lobkowitz, Juan, Philippus Prudens, Caroli V. Imperatoris filius, Lusitaniae, Algarbiae, Indiae, Brasiliae legitimus rex demonstratus, Antverpiae, ex officina plantiniana Balthasaris Moreti, 1639 [Gent UB, googlebooks]
  • Caramuel Lobkowitz, Juan, Steganographiae, nec non Claviculae Salomonis Germani, Joannis Trithemii, genuina, facilis dilucidaque declaratio, Coloniae Aggripinae, typis Egmondanis, 1635 [Gent UB,googlebooks]
  • Caramuel Lobkowitz, Juan, Declaración mystica de las Armas de España, invictamente belicosa Bruselas, en casa de Lucas Meerbeque, 1636 [googlebooks]
  • Caramuel Lobkowitz, Juan, Architectura civil recta y oblicua, considerada y dibuxada en el Templo de Jerusalem… promovida a suma perfeccion en el templo y palacio de S. Lorenço cercal del Escurial que inventó el rey D. Philippe II, Vegeven, C. Corrado, 1678 [Madrid BUC ; googlebooks]
  • Caramuel Lobkowitz, Juan, Psalterio en que un gran Príncipe Lusitano descubriendo soberanías de Espíritu con elocuencia devotissima y contrición conceptuosa, confiesa a Dios sus culpas, y pide perdón de sus pecados, decima impresión, Bruselas, por Lucas de Meerbeque, 1635 [München BSB, googlebooks]
  • Caramuel Lobkowitz, Juan, De DD. Cisterciensum et aliorum omnium Benedictorum respectu DD. Aroascensium et reliquorum canonicorum regularium praecedentia libra Lovanii, Andreas Bouvetius, 1644 [Madrid BUC, googlebooks]
  • Caramuel Lobkowitz, Juan, Severa argumentandi methodus, Correctorum incuriâ in Rationali Philosophiâ omissa, nunc in Academicorum gratiam a D. Ferdinando Nipho, Magni Augustini Niphi Philosophi / Medicaei Pronepote publicata, Duaci, Typis Ioannis Serrurier sub signo Salamandrae, 1644 [Madrid BUC, googlebooks]

Traductions
  • Caramuel Lobkowitz, Juan, On Rabbinic Atheism, translated from the Latin with Introduction by Marcel-Jacques Dubois, Avital Wohlman, Yossef Schwartz, Notes to the text by Yossef Schwartz, Jerusalem, The Hebrew University Magnes Press, 2005 [in Hebrew].
  • Caramuel, Juan de, Leptotatos. Metalogica, Edición de Lorenzo Velázquez Campo, Pamplona : EUNSA, 2008
  • Caramuel, Juan de, Gramática audaz, traducción de Pedro Arias, estudio preliminar de Lorenzo Velázquez Campo, Pamplona : EUNSA, 2000
  • Caramuel Lobkowitz, Juan, Quirología, Sobre el modo de hablar de las manos, introd, traducción y notas de Julián Velarde Lombraña, Biblioteca Nueva, Madrid, Biblioteca Nueva, 2008 (Clásicos del Pensamiento), 180 p.

 

 

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